Lithographie de la semaine

La semaine dernière, j’ai travaillé sur les autres croquis de la Boca.

Pierre litho avec le dessin. Transfert au thiner, crayon et encre noire

Pierre litho avec le dessin. Transfert au thiner, crayon et encre noire

Après avoir fait un transfert au thinner, j’ai complété l’encrage et ajouté du crayon. Ici, Natalia nous conseille d’attendre au moins une nuit avant de passer la gomme arabique sur du crayon.

Premier tirage d'essai

Premier tirage d’essai

Cette semaine, je vais continuer le travail sur cette pierre en continuant de nettoyer le dessin avec les pierres ponces et le scalpel.

J’ai aussi continué d’imprimer la pierre de Tulio, pour qui j’ai réalisé deux états. Je ne sais pas si je peux montrer une photographie de son travail, encore moins de son travail en cours de réalisation. Je vous envoie donc sur les pages que j’ai trouvé.

Tulio de Sagastizabal

encore Tulio

Pierre de Tulio (6e ou 7e état !).

Pierre de Tulio (6e ou 7e état !).

La méthode de Natalia permet d’utiliser la même pierre pour de nombreux états. Par exemple, cette pierre a été utilisée pour 6 passages de couleurs différentes sans grainer la pierre. En utilisant des petites pierres abrasives, on peut non seulement gommer une partie du dessin mais redessiner par dessus. Bien sûr, cette méthode a ses limites : cela fonctionne dans le cas suivant car on réalise des aplats, le résultat ne serait peut être pas aussi probant avec du crayon litho. Le repérage se fait grâce à deux aiguilles et des petits trous en haut et en bas.

Le centro de edition met en place deux astuces pour faciliter l’impression, que j’aimerais partager avec vous.

La première est de couper des éponges en petits morceaux pour nettoyer les bords de la pierre lors de l’impression. Personnellement, j’avais la fâcheuse habitude de nettoyer les bords avec la paume de la main ou avec les éponges d’impression.

Spongitas pour nettoyer les bords ! Super pratique, essayez dans votre atelier !

Spongitas pour nettoyer les bords ! Super pratique, essayez dans votre atelier !

 

Ensuite, l’autre astuce concerne les éponges d’impressions. J’avais l’habitude de laisser tremper les éponges d’impression dans un gros sceau d’eau et de les essorer presque à chaque utilisation. Cela a l’avantage de bien rincer les éponges si l’eau est propre. Par contre, il est relativement difficile de contrôler l’humidité de la pierre. Je perdais beaucoup d’énergie à essorer les éponges pour ne pas me retrouver avec une pierre totalement détrempée.

Le centro de edicion opte pour laisser les éponges humides dans une barquette propre (ce qui permet de poser la barquette sur le plateau de la presse sans ramasser acide, white spirit et autres réjouissances).

éponge d'impression dans une barquette "propre"

éponge d’impression dans une barquette « propre »

Comme les éponges sont déjà humidifiées para imprimir, cela permet aux gens qui n’ont presque jamais fait de litho d’imprimer plus facilement sans la contrainte de contrôler la quantité d’eau sur la pierre.

À noter que ces éponges d’impressions n’entrent jamais en contact avec le white spirit qu’on utilise pour nettoyer la teinte de dessin ou d’impression.

Je suis vraiment très reconnaissante d’apprendre des astuces qui me simplifient autant l’impression.

Mes objectifs de la semaine sont de terminer le dessin, le nettoyage et l’impression de cette pierre, et de commencer à dessiner sur la pierre à forme spéciale que j’ai grainé il y a presque deux semaines.

Sur ce, je vous souhaite une très bonne semaine, en espérant que ce petit post plein d’éponges vous inspirera d’autres astuces pour votre atelier !

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